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Analyse

L’ère Daryl Morey peut commencer…

Voyage au sein de la nouvelle gouvernance et direction technique des Sixers à l’heure des premiers choix. 

 

Après la sortie piteuse de la bulle soldé par un sweap face aux rivaux des Boston Celtics, nos décideurs et surtout notre inénarrable GM Elton Brand avait promis du changement pour nos 76ers.

« L’année dernière, on a pas tenu nos promesses. J’ai quitté la bulle déterminé à faire en sorte qu’on améliore notre Front Office. » – Josh Harris

Mission accomplie ?

Même si cela paraissait utopique vu dans quel état est ressortie la franchise de l’expérience floridienne, il y a bel et bien eu des secousses au sein du vaisseau Sixers durant le début de l’off-season.

D’abord évidemment, le limogeage du coach Brett Brown après 7ans de bons et loyaux services. Arrivé au bout de son parcours avec ce groupe avec lequel il semblait dépassé et sans solution dès le début de la FA 2019… Il n’aura jamais su (en 2019-20) s’adapter à ce roster unidimensionnel en restant arc-bouter sur ses principes de jeu et son système, malgré la perte importante de sa pierre angulaire, JJ Redick.

Merci Brett pour tout ce que tu as fait pour nous, mais il fallait tourner la page et tenter autre chose.

Exit aussi les « Colangelo Boys » Alex Rucker VP des Opérations Baskets, Marc Eversley débauché par les Bulls pour devenir leur GM, Sergi Oliva le VP de la stratégie et de l’analytique…

Coté arrivée, celle du Head Coach a mis plusieurs semaines avant de se dessiner et n’a paru à aucun moment maîtrisé, ni faisant d’une stratégie pensé. Constat que nous aurions pu généraliser à notre projection globale.

En effet, Glenn « Doc » Rivers, laissé libre après une saison décevante avec les Clippers, est apparu beaucoup plus comme une opportunité à saisir pour un Elton Brand en manque d’imagination, que comme la preuve que notre GM avait une vision et un projet pour cette franchise. On peut également y voir une façon pour lui de laisser l’espace médiatique à une figure du coaching de la ligue, qui saura à n’en pas douter protéger ses deux jeunes stars et prendre les coups.

Avec « Doc », c’est une véritable armée méxicaine qui débarque et vient renouveler le coaching staff des Sixers :

– Dave Joerger, l’ex HC des Grizzlies et des Kings qui viendra amener sa science et son expérience.

– Pete Dominguez, ex Chef de l’Analyse Vidéo chez les Clippers, et que Rivers compte responsabiliser sur le coaching à l’image d’un « Baby Spoelstra »

– Sam Cassell, ex Assistant Coach aux Clippers, que beaucoup d’observateurs voyaient prendre son 1er poste de HC cette saison.

– Dan Burke, Ex Assistant coach de Nate McMillan aux Pacers, spécialiste de la défense.

– Popeye Jones, également aux Pacers mais qui travaillait plus spécifiquement au développement des bigs.

– Brian Adams, ancien collaborateur de Rivers et qui était depuis 2 saisons le coach de la franchise G-League des Agua Caliente Clippers.

Seul survivant du coaching staff de Brett Brown, Eric Hughes, qui était en charge du développement des joueurs.

Exit donc pour les plus connus, Ime Udoka et Joseph Blair qui étaient arrivés la saison dernière pour apporter un renouveau et de l’imagination au coaching, dont nous n’avons malheureusement jamais vu la couleur.

Coté Front Office, les premières arrivées notables étant celles de Peter Dinwiddie, en tant que VP des Opérations Baskets, dirigeant reconnu en NBA notamment pour son expertise sur le CBA et qui nous arrive également des Pacers, et celle de l’ancien joueur de Pro A à Paris Levallois notamment, Prosper Karangwa, qui était le Directeur du Scouting pour le Magic d’Orlando et qui devient notre nouveau « VP of Player Personnal ». L’ancien meneur NBA, Jameer Nelson arrive lui aussi dans l’organigramme mais dans un 1er temps pour être Assistant GM des Delaware Blue Coats.

Mais celle qui a fait le plus parler dans la cité de l’amour fraternel, c’est celle d’un gros poisson nommé Daryl Morey…

L’Ex GM et Président des Opérations Baskets des Rockets, vient sous l’impulsion du duo de propriétaires Harris & Blitzer, prendre le leadership dans les décisions d’une franchise qui en manque cruellement depuis le départ de Sam Hinkie.

« A la minute où ils étaient disponibles, on a sauté sur l’occasion. Je pense que nous sommes maintenant très bien organisés avec un excellent leadership et des gens formidables. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. » – Josh Harris

Adulé par les uns, détesté par les autres, Daryl Morey est un dirigeant charismatique et ne laisse en aucun cas indifférent. Et pour ceux qui en doutent encore, il ne vient que pour une chose :

« Le but d’est de remporter un titre, donc je ferais tout ce qu’il faut pour qu’on y arrive. » – Daryl Morey

Prochaine étape : Draft 2020

Que faire, avec une situation financière et sportive complexe, avec nos choix #21 #34 #36 #49 #58 ?

Difficile de lire les intentions des Sixers lors de la grande messe du 18 Novembre prochain avec autant de mouvement et de changement. Dary Morey, arrivé tard dans le processus et n’ayant pas drafté de 1er tour depuis Sam Dekker en 2015…l’a confirmé lui-même lors de sa première interview :

« Ce qui est bien, c’est que le GM a travaillé dur sur les 5 Picks. On n’a pas encore eu d’entretien, mais nous sommes prêts. » – Daryl Morey

Sachant que le travail de scouting et d’analytique a été fait par l’ancienne équipe, on est pas aussi serein que toi Daryl concernant ce flou artistique…même si il faut bien l’avouer, sur les deux dernières saisons, le choix de profils matures comme Shake Milton, Matisse Thybulle ou Landry Shamet rassurent sur notre anticipation et projection de cet évènement.

A partir de là, plusieurs options s’offrent à nous pour le soir de la Draft voir quelques jours avant pour l’ouverture du marché des trades. (Lundi 12h)

D’un côté, plusieurs choix intéressants dont celui glané grâce à la superbe saison du Thunder en #21 (récupéré lors du trade de Markelle Fultz à Orlando lors de la deadline 2019), qui peut être utilisé autant pour se renforcer avec un rookie amenant du spacing à Embiid et Simmons ou bien pour tenter de bouger des contrats financièrement contraignant et handicapant (Coucou Al et Tobi !).

Seule chose pour laquelle nous sommes surs, c’est que l’ami Daryl ne restera certainement pas sans rien faire.

« Une erreur que font les franchises, c’est de faire en sorte que le roster soit parfait dès le premier jour. Les joueurs qui vont réussir vont nous apprendre avec Elton les meilleures façons de les entourer. Nous avons la draft, la free agency ou les trades pour cela. » – Daryl Morey

Affirmation qui se confirme aux vues des premiers trades effectués par des contenders au titre, ou certaines équipes qui souhaiteraient le devenir, dès l’ouverture du marché de trades hier.

Option 1 : Alléger le roster à travers le trade d’un ou de plusieurs picks.

Partons déjà du principe qu’Embiid et Simmons sont clairement intradables, et constituent notre base de travail futur, c’est en tout cas ce que l’on comprend lorsqu’on écoute la conférence d’intronisation de nos nouveaux hommes forts :

« Nous devons changer le récit. Ils n’ont pas encore gagné mais ça ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas le faire ensemble. » – Doc Rivers

« Je pense que Ben et Joel peuvent très bien jouer ensemble » – Daryl Morey

Ces derniers jours, certains insiders le confirment comme Shams Charania, de The Athletic, les Sixers ne sont pas disposer à l’heure actuelle de parler de Ben Simmons pour un trade. (Donc on oublie/exclue la tentation The Beard pour le moment).

En termes d’assets positifs, l’héritage dont bénéficiera Daryl Morey n’est clairement pas le même que ses prédécesseurs. Outre nos différents picks, nous pouvons considérer que Matisse Thybulle, Shake Milton ou encore Josh Richardson (aux vues de son contrat) en font partie et bénéficient tous d’une excellente cote auprès des autres franchises.

Mais rien ne sera simple. Toutes les franchises connaissent notre situation et nos besoins urgents, et nous considèrent comme une proie facile à dépecer.

Et au vu de la dynamique et la rapidité avec laquelle tout s’enchaîne actuellement, il est peut-être plus raisonnable d’être patient plutôt que de rajouter des erreurs dysfonctionnelles à notre roster et notre direction sportive.

Si je ne devais faire qu’un trade, il serait de trouver une équipe pour Al Horford en acceptant de me délester de mon pick #21 ou de mes deux picks early second #34 #36 pour un shooteur n’ayant pas spécialement besoin du ballon pour s’exprimer. Laissant Joel et Ben prendre leurs responsabilités et bénéficier d’un spacing qui ressemblera de plus en plus à quelque chose et qui deviendra optimal quand on connait l’acharnement de Daryl Morey à aller chercher des 3andD.

2 profils me viennent immédiatement en tête : Buddy Hield et les 27 millions/an d’Otto Porter Jr.

Cela permettra d’ajouter clairement du spacing de jouer un peu plus petit et de ne pas utiliser trop de notre cap sur un intérieur de plus comme c’est le cas actuellement avec Al Horford.

Petit aparté, je vais vous partager notre expérience lors de la #MOCKDRAFTNBAFR by QIBasket et vous expliquer comment nous nous sommes heurtés à cette dure réalité et la complexité des mouvements dans pareille situation contractuelle.

En terme d’activité, nous avons sollicités pas mal de FO virtuels et essayer de finaliser avec eux divers trades :

  • Hawks à la recherche de vétérans pour accompagner leurs jeunes.
  • Bulls, pour qui nous étions prêts à offrir notre pick et Horford pour Otto Porter Jr
  • Thunder, pour un deal autour de Chris Paul et de notre côté Harris/Thybulle.
  • Kings pour Buddy Hield
  • Pelicans, autour d’un package il me semble composé de JJ Redick et Darius Miller

Résultat des courses : aucun accord et souvent des contre-propositions beaucoup trop importantes que nous ne pouvions assumer sans mettre en danger encore plus l’équipe.

Option 2 : Drafter avec nos choix

Nous avons donc choisi rapidement de drafter en #21 et d’attendre que Daryl Morey et Doc Rivers fassent un audit complet de notre situation sportive pour réévaluer la possibilité de bouger des pièces du puzzle.

L’arrivée d’une nouvelle méthode de travail permettra (peut-être) d’une part de laisser une petite chance à certains de montrer un autre visage et d’autre part d’essayer de leur faire reprendre un peu de valeur.

Idem avec cette draft virtuelle, ou rapidement nos choix et notre board a été dépouillé. (Cole Anthony, Tyrese Maxey, Tyrell Terry, Desmond Bane, Aaron Nesmith)

Arrive donc notre tour et lorsque que nous sommes « On the Clock » ne reste « que » RJ Hampton, Aleksej Pokusevski, Josh Green, Precious Achiuwa, Jalen Smith, Jaden McDaniels ou encore Grant Riller.

Plusieurs questions se posent à nous, comme définir le besoin primordial de ce choix #21 :

– Créateur/Pull up 3 et dans ce cas notre choix irait vers un profil type Grant Riller

– Sharpshooter, et dans ce cas l’idée est de faire remonter (certains parleront de « reach ») Isaiah Joe le pistolero d’Arkansas jusqu’à nous.

– 3andD, dans ce cas les profils de Josh Green et Robert Woodard II prennent sens.

Très vite le besoin et la question du spacing revient sur le tapis et la possibilité d’avoir un shooteur pur, talentueux autant dans le volume que la réussite comme Isaiah Joe nous semble être la meilleure option immédiate. Tout en nous permettant avec les choix #34 et #36 de profiter de profil qui règleront nos autres besoins.

Du côté du Front Office des Sixers, les attentes de cette draft sont particulièrement prévisibles et normales :

« Notre objectif principal est de trouver des gars qui seront encore dans la league et utiles pendant 1/2/3ans et surtout qui puisse contribuer immédiatement et être mis sur le terrain » – Vince Rozman, VP Scouting

Très peu d’informations et d’indiscrétions sont sorties sur des workouts privés effectués par certains joueurs avec notre franchise, mis à part des interviews comme pour Nico Mannion, Isaiah Joe, Desmond Bane, Tyrell Terry, Zeke Nnaji ou encore Cole Anthony.

Concernant ce dernier, le VP scouting, confirme le suivi régulier :

« Cole est un jeune talentueux et quelqu’un que nous connaissons et suivons depuis longtemps. » – Vinze Rozman

Et concernant la préparation de la draft et l’impact de l’arrivée de notre nouveau Président des Opérations Basket :

« Ça a été génial, honnêtement. Nous nous sommes vraiment sentis préparés et nous avons tendance à penser de la même manière sur l’évaluation des joueurs. » – Vince Rozman

Vous le voyez rien de bien facile à déceler, et tout dépendra de la perception de cette draft particulière des 20 Front Office avant nous, et qui pourraient nous offrir beaucoup de surprises mercredi soir.

Car nul doute que la draft réelle avec des éléments de perception totalement différent entre scouts NBA et fans apportera son lot de surprise, par rapport aux différentes mocks que nous voyons défiler en ce moment même et qui peuvent fortement influencés notre vision des différents prospects.

Pour vous permettre de suivre d’un peu plus près la soirée de Jeudi, voici un petit guide rapide des joueurs à suivre avec nos différents picks.

En revanche, ne vous attendez pas à ce que nous choisissons 5 rookies sur la soirée, plusieurs de nos picks et surtout en second tours, feront l’objet de discussion et de tractations que ce soit contre un pick d’une prochaine saison, contre un joueur ou bien simplement contre notre hantise à tous : les « Cash Considerations ».

Bonne draft à tous.

Pick 21, joueurs à surveiller :

Desmond Bane (https://76ersfrance.fr/profil-de-draft-n2-desmond-bane/)

  • Cole Anthony

  • Tyrese Maxey

Pick 34 et Pick 36, joueurs à surveiller :

  • Xavier Tillman

  • Malachi Flynn

  • Robert Woodard II

  • TyShon Alexander

  • Nico Mannion

  • Immanuel Quickley

  • Elijah Hughes

  • Jordan Nwora

  • Cassius Winston

  • Grant Riller

Pick 49, joueurs à surveiller :

  • Zeke Nnaji

  • Paul Reed

  • Skylar Mays

Pick 58, joueurs à surveiller :

  • CJ Elleby

  • Sam Merrill

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