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Non non rien n’a changé !

Certains croyaient au renouveau, les Sixers transformés par la bulle d’Orlando. Sur ce premier match face aux Pacers, il n’en fut rien.

KIM KLEMENT / AP

Faux départ ! C’est par une défaite sur le score de 127-121 face aux Indiana Pacers que se solde le premier match officiel des Sixers à Orlando. Quelques mots sur ce match particulier.

Avant tout, il est important de rappeler ce qui a été écrit ici même il y a deux jours. En résumé, on ne doit pas s’attendre à voir du beau jeu et des équipes au top niveau dès la rentrée (après 4 mois sans jouer, petit rappel). Cette phrase a même été écrite :

Si une conclusion s’impose, c’est bien qu’il ne faudra pas tirer des plans sur la comète de cette fin de saison régulière 2019-2020.

Des équipes au sommet de leur forme, on ne les a pas eues. Même si le score peut sembler flatteur offensivement, les puristes n’ont pas eu énormément de séquences à se mettre sous la dent. Le jeu de passe n’a pas été des plus présent, d’un côté comme de l’autre. Les deux équipes préférant jouer des systèmes cours à la recherche rapide de leur première ou deuxième option offensive.

Et c’est là toute la nuance de ce match, même si on a clairement vu deux teams ne pratiquant pas – encore – leur meilleur basket, on a eu la chance de voir deux individualités éclabousser le match par leur talent. On a tendance à l’oublier, mais chaque soir, ce sont des athlètes incroyables, des joueurs élites qui foulent le parquet.

T.J. Warren et Joel Embiid portent leur équipe.

Dès le coup d’envoi de la rencontre, tout est clair. Les Sixers qui dominent physiquement les Pacers sur presque chaque poste, appuient sur le jeu intérieur. Embiid se régale donc et sa puissance physique fait mal. Alors qu’on joue depuis quelques minutes à peine, on se demande déjà comment vont pouvoir réagir les jaunes.

À défaut d’une réaction collective, c’est d’une individualité que va venir la lumière. T.J. Warren est absolument inarrêtable et ce feu va malheureusement durer tout au long de la partie. Il va porter l’équipe quasiment à lui seul. Malgré le peu d’aide qu’il reçoit au scoring, c’est dans la dureté et l’envie que vont se démarquer ses coéquipiers.

Joel Embiid, bien seul hier soir.

Le scénario de ce premier quart-temps va se reproduire à l’identique sur toute la durée du match : des chassés-croisées et des runs entre les deux équipes souvent rythmés par les entrées et sorties au jeu d’Embiid. Le basket est un sport de série et cette rencontre nous le rappelle. Le dernier coup de massue viendra des mains de la torche humaine qui permet à son équipe de repartir avec une victoire méritée.

Une attitude apocalyptique !

Pas question ici de discuter sur le fond de jeu et sur les erreurs purement basket. Notre dernier article ne nous en donne pas le droit. Ce n’est donc pas ici que vous lirez des commentaires négatifs sur les trop nombreuses pertes de balle, le match calamiteux de Milton et Richardson ou encore la problématique sur l’utilisation d’Al Horford. Les erreurs défensives, le coaching et le manque de variation dans les systèmes lancés depuis Simmons à l’elbow, ce n’est évidemment pas non plus pour cette fois.

Il y tout de même un point à discuter. Même sans être un érudit du jeu, la différence entre les deux équipes au niveau de l’attitude et de l’envie a été abyssale. Alors que d’un côté, les Sixers semblaient jouer sans envie et sans âme, les Pacers se démenaient sur chaque ballon, tels les chiens que sont T. J. McConnell ou Aaron Holiday.

La grinta de McConnel, tout un symbole.

C’est indubitablement là que le bât blesse. Quand on prétend jouer le titre, il est inconcevable de jouer avec si peu d’envie et de passion. Le symbole de cette nonchalance et de ces mauvais comportements se trouve dans l’altercation virulente entre notre nouveau meneur titulaire et notre meilleur marqueur. Qui a tort, qui a raison ? Peu importe !

Altercation entre Shake Milton et Joel Embiid.

Enfin, pour les amoureux des chiffres qui n’ont pas trouvé leur bonheur dans cette lecture, on pense quand même à vous ici. Attention, certains chiffres peuvent piquer les yeux.

Vous l’avez compris, même si le basket n’est pas ici encore à critiquer, l’attitude est à bannir. L’attente sera énorme pour le prochain match. Il faut un langage corporel de winner. C’est d’ailleurs une évidence, l’un ne va pas sans l’autre. Et si c’était ça, la solution toute simple ?

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