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NBA Draft

Profil de Draft n°4 : Saddiq Bey

Scouting report sur Saddiq Bey, Forward à Villanova

Forward – Villanova
Sophomore
9 avril 1999 (21 ans)
2m03 – 98kg


Chaque année, la fac de Pennsylvanie nous a habitué à nous sortir de très bons « roles players » NBA. Cela sera t-il encore le cas cette année avec Saddiq Bey ?


Suivre Villanova depuis quelques temps permet de mesurer à quel point son coach, Jay Wright, développe son équipe et nous sort chaque saison des bons basketteurs intelligents et conscients de leurs capacités. Eric Paschall était de cette trempe, Mikal Bridges également où encore Donte DiVincenzo.

Arrivé sur la pointe des pieds en compagnie de Joe Cremo en 2018 dans la banlieue de Philadelphie, « l’autre Bey » de la Draft fait figure de bonne pioche et continue de monter actuellement dans les mocks.

Pourquoi cette hype ?

Le lauréat 2020 du « Julius Erving Award » (récompensant le meilleur ailier du pays) est un excellent shooteur en catch and shoot, possédant une vraie facilitée à scorer en naviguant à travers les écrans , à l’aise dans le jeu « Off Ball ». Pour une franchise en recherche de spacing, ça commence bien.

C’est un shooteur efficace de loin et en progression constante (37% freshman vs 43% en sophomore sur 5,6 tentatives cette saison). A noter aussi, qu’il est passé de 64% à 77% aux lancers francs d’une saison à l’autre.


(Shot chart de Saddiq Bey – Source stats.nba.com)


Cette saison, il était classé #4 de la conférence Big East sur le nombre de points marqués sur situations de spot-up (27% de ses possessions pour 1,3pts/possession et + de 5pts/matchs). Et même si son geste et son corps ne sont pas toujours parfaits (jambes qui partent parfois n’importe comment, bras très haut), il shoote vite dans un mouvement compact qui pourra être transposable en NBA.

Il est également capable de prendre feu et de sortir des cartons au shoot longue distance comme face à Georgetown cette saison et un superbe 8/10 à 3pts.

 

Au-delà du shoot, il a démontré globalement un vrai talent au scoring, en témoigne son nombre de points marqués par possession cette saison de 1,10, qui le classait #2 de sa conférence dans ce domaine.

Son physique robuste lui permet lors de « mismatchs » favorables d’enfoncer systématiquement ses adversaires directs. Un vrai petit tank, quand il se sert intelligemment de son physique. Il est aussi capable de « slasher », et ce malgré son manque de dynamisme et certaines limites athlétiques, Comme il est long avec une bonne envergure, il arrive à scorer en faisant preuve de patience et grâce à son « foot-work ». Il possède également une appétence non négligeable à bien couper les espaces et les « back door » proposés par le jeu de son équipe, ainsi qu’une bonne propension à bien finir en transition (quasiment 1,4 pts/possession).

En revanche, et même si il est capable de finir en étant agressif vers le cercle, il manque, à l’heure actuelle de plus de verticalité et de vitesse pour passer encore un nouveau cap.

Très vite adoubé chez les Wildcats, le natif du Maryland a dû jouer souvent contre nature. En grande partie, pour assumer les responsabilités que, l’excellent Jay Wright, lui a confiées quasi immédiatement avec le départ pour la NBA l’été dernier de leur joueur central : Eric Paschall. Cette saison, l’attaque de Villanova, n’a jamais été aussi forte que lorsque Collin Gillespie initie et remonte le ballon et Saddiq Bey finit. Car pénalisé par un premier pas quelconque, il n’est, aujourd’hui, pas en mesure de faire des différences en tant qu’initiateur (malgré des progrès sur pick and roll) ou sur des situations d’isolations.

Un physique prêt pour la NBA, mais à quel poste ?

Lorsqu’il est focus sur ses missions, c’est un très bon défenseur qui a en NCAA défendu sur quasiment tous les postes l’année dernière. Il est costaud, déjà formé physiquement et absorbe bien le contact. Il dévie et conteste très bien également les shoots et passes adverses.

Même sur des meneurs dynamiques (notamment Markus Howard ou Myles Powell), il a réussi à compenser son manque d’explosivité et une vitesse latérale qui n’a rien d’exceptionnelle par un placement intelligent.

En revanche, attention à la concentration et la lecture de certaines situations défensives collectives qui ont conduit, souvent, à des trous d’air assez important dans sa défense d’équipe.

Du fait de la configuration du roster des Wildcats et de son déséquilibre (beaucoup d’ailiers mais aucun vrai poste 5), il a beaucoup joué au poste 4. Jeremiah Robinson-Earl, l’autre gros prospect de la fac jouant pivot clairement par défaut.

Sans être en difficulté (à part sur sa défense au poste face à des vrais intérieurs), je ne suis que très peu convaincu de son futur à ce poste. Il pourra en le décidant défendre encore sur séquences sur des 2 ou 4. Cependant, il devra aujourd’hui favoriser son développement en tant que « 3&D » pour avoir un avenir dans la grande ligue et pouvoir exploiter de manière efficiente ses qualités (surtout en stabilisant sa capacité à sanctionner de loin).

En conclusion…

Passé de joueur de l’ombre à arme offensive n°1, dans une des meilleures fac US en l’espace d’une saison, Saddiq Bey démontre la progression la plus fulgurante du pays ; que ce soit sur la fiabilité de son shoot extérieur mais aussi dans le renforcement et le développement de sa palette offensive.

Il propose aujourd’hui un profil défensif polyvalent et complet, ultra compatible au modèle « tout Switch » que l’ont peut trouver en NBA actuellement.

Donc si vous chercher un futur ailier de rotation NBA solide, capable de défendre plusieurs positions et qui mettra ses shoots, foncez immédiatement sur Saddiq Bey.

C’est ce que feront peut-être les Sixers à la prochaine Draft si Bey ne monte pas trop haut et qu’ils se décident enfin à faire confiance aux « boys » de la fac locale.

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