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NBA Draft

Profil de Draft n°7 : Tyrell Terry

Scouting report de Tyrell Terry, meneur chez le Stanford Cardinal

19ans
1,89 cm – 79 kg
Meneur
Freshman
Stanford Cardinal

Véritable révélation de la saison, le meneur des Cardinals de Stanford a rapidement mis tout le monde d’accord grâce notamment à son shoot (déjà) élite.

Passé sous les radars en étant simplement qu’une recrue 4 étoiles , le surprenant Tyrell Terry, qui ne devait être qu’une rotation, a démontré dès sa 1ère saison qu’il pouvait être un leader au scoring comme ce fut le cas en 2020, en binome avec l’ailier Allemand, Oscar Da Silva. (Respectivement 14,7 et 15,2 pts/match).

Au sein d’un programme connu pour son excellence académique, mais qui en 20ans n’aura pas sortie énormément de bons joueurs NBA (si on fait exception de Dwight Powell et des jumeaux Collins ou Lopez), le Cardinal a pris les responsabilités offensives laissés vacantes par Kezie Okpala et devrait selon toute vraisemblance devenir le 1er One and Done de l’histoire de Stanford.

 

Un shooteur létal.

Cette appétence au scoring est, notamment, mise magnifiquement en valeur par sa faculté incroyable à shooter.

Bien qu’esthétiquement pas toujours propre et parfaite (attention aux jambes), sa mécanique est doté d’un geste rapide amenant fluidité et équilibre, qui lui permet d’enchaîner les shoots sans trop puiser dans ses ressources physiques et psychologiques. (Capable le 26/2/20 face à Utah, de faire un 7/11 à 3pts)

 

Pour un freshman, et c’est ce qui pousse à la confiance, il a compilé tout au long de la saison des statistiques très convaincantes : 

40,9% à 3pts sur 5 tentatives/matchs et 89% aux lancers francs. 62 3pts marqués pour 152 tentatives, ce qui représente un excellent échantillonage pour démontrer la confiance que Tyrell Terry peut avoir en son shoot et si besoin en était qu’il ne refusera pas ses shoots en NBA. Il a démontré également une vraie capacité a créer son shoot, aux vues de ses pourcentages de 3pts qui ne viennent pas d une assist (environ 30% de ses 3pts).

Là où il a excellé en 2019/20, c’est dans le catch and shoot ou Tyrell Terry s’est montré efficace mais aussi particulièrement complet. Que ce soit en bout de chaîne en spot up (16% de ses situations et 0,93pts/possession) avec 48% sur 38 tentatives ou bien encore après avoir profité des écrans de ses coéquipiers (environ 58% de réussite mais sur 11 tentatives seulement). C’est vraiment sur cet aspect de son jeu qu’il a été remarquable tout au long de la saison, capable de dégainer avec une facilité déconcertante et une réussite certaine.

 

Sa confiance en son shoot et son range NBA compatible font de cette arme une compétence élite pour le petit gars du Minnesota.

Même si, il n’a pas était en réussite dans ce domaine cette saison, Tyrell Terry comme les guards élite NBA possède toutes les compétences pour sanctionner sur des longs 2 mid-range les défenses en drop.

On s’aperçoit également qu’il est encore plus efficace quand il part sur sa gauche avant de pull up.

 

(Shot chart de Tyrell Terry. Crédit stats.nba.com)

Versatilité offensive.

Sans pour autant être explosif, il peut également finir proche du cercle avec efficacité (50%) grâce à sa maîtrise parfaite du haut de son corps mais aussi une bonne gestion du contact.

Smooth et inspiré, il trouve aussi souvent la solution pour éviter le contact avec les protecteurs de cercle adverse.

 

Initiateur numéro 1 ou 2ème ball handler, son intelligence et ses outils offensifs lui permettent de se rendre utile avec ou sans le ballon dans les mains, ce qui lui valide assurément un rôle dans la grande ligue l’an prochain.

Sa gestion du Pick & Roll (33% de ses situations offensives) et des lectures associés,  s’est amélioré tout au long de la saison notamment au scoring, qui faisait de lui le 5ème meilleur joueur de la conférence dans ce domaine avec 4,3 pts/match et 0,86pts/possession.

 

Il a montré en transition (26% de ses situations offensives) qu’il savait finir vite et avec efficience en témoigne ses 4,4 pts/match et 1,13/possession qui le classait 2nd de la PAC 12.

 

Pour apporter encore plus de variation à son skill-set offensif, Tyrell Terry doit fiabiliser et continuer de développer son floater, qui serait une arme supplémentaire non négligeable à sa polyvalence offensive. 

Actuellement, dépourvu d’un handle de très bon niveau, il devra travailler sur ce point avec consistance pour pouvoir créer décalage et espace avec son défenseur direct, et contrer son criant manque d’explosivité pour un meneur.

Malgré des flashs très intéressant à la passe, il doit faire mieux dans la création pour les autres et dans sa gestion du ballon (99 passes pour 82 turnover ratio AST/TO de 0,6).

Ce n’est pour le moment pas un meneur gestionnaire ou playmaker comme peuvent l’etre certains copains de promo, mais il est capable grace à un QI basket très présent (pour beaucoup de scout cette saison le meilleur) d’etre efficient par séquence et laisser penser qu’il possède une marge de progression certaine dans ce domaine.

 

Un physique à construire.

Sans être santon de Provence comme Trae Young, celui avec qui il est souvent comparé, le meneur de Stanford peut être un minimum utile en défense. Il souffre largement de son déficit physique pour lequel il est particulièrement ciblé mais il reste un défenseur capable notamment grâce à ses bonnes lectures et un QI basket bien au-dessus de la moyenne. Il intercepte fréquemment en anticipant les lignes de passes de ses adversaires.(43 interceptions soit 1,4 interception/match).

 

Cependant, et doté d’une rapidité latérale très moyenne, son comportement défensif peut parfois interpeller dans son body language et son manque d’effort de ce côté du terrain. Il génère encore beaucoup d’inconstance dans ce domaine.

Aujourd’hui, tant il est fin, on a quand même beaucoup de mal à l’imaginer défendre « correctement », autre chose que des postes 1. Quand on connaît les « prototypes » que proposent la NBA à ce poste, on est également en droit de se poser la question de son utilité défensive sans un vrai programme de développement et renforcement musculaire.

 

Vous l’avez donc compris, pour celui qui a fréquenté la DeLaSalle HighSchool à Minneapolis, le salut passera donc par son développement physique et athlétique. Que ce soit pour supporter une saison régulière exigeante mais aussi lui permettre de varier encore plus son jeu offensif ou encore de moins subir les contacts des deux côtés du terrain.

A priori, il s’est déjà mis au travail : 

 

La pièce manquante du puzzle Sixers ?

Celui qui a été élu dans la All Freshman Team de la PAC 12 représente tout ce que notre General Manager adoré, Elton Brand doit rechercher dans cette Off Season : un arrière créatif doté d’une polyvalence dans le scoring rare et valorisé par un shoot fiable.


Capable d’initier, d’être un créateur correcte en relais de Ben Simmons, le protégé du coach Jerod Haase peut offrir de multiples solutions à l’attaque grace à son shoot élite et ce, en dépit d’un 1er pas quelconque.
Il ne serait pas de trop pour des Sixers qui ont cruellement besoin d’ajouter à leur roster du spacing, du scoring extérieur et simplement un peu de talent.

 

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