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NBA Draft

Profil de Draft n°9 : Devon Dotson

Profil de Draft n°9 consacré à Devon Dotson, guard chez les Kansas Jayhawks.

 

Kansas Jayhawks
Guard / Point Guard
Sophomore
21 ans
188cm – 84kg


Recrue 5* (#24 pour la classe de 2018 chez ESPN) après une carrière en High School légendaire au sein de la bien nommée Providence Day, (aux côtés d’un certain Grant Williams notamment), Devon Dotson a reçu des offres de bonnes facs (Arizona, Florida, USC, Ohio State etc…) avant de s’engager pour Kansas et son célèbre coach Bill Self.

Le chouchou de l’Allen Fieldhouse Court, est déjà familier avec la draft puisque l’an dernier après une invitation au draft combine 2019 (grâce à la hype l’entourant en HS et en dépit d’une saison freshman moyenne) et prendre la température, il avait retiré son nom au dernier moment.

Devon Dotson a travaillé dur sur la dernière saison des Jayhawks, pour faire évoluer l’avis des scouts à son sujet en progressant au moins statistiquement (au scoring 12,3 pour 18,1 cette saison) mais aussi en terme de maturité.

Un profil adapté à la NBA actuelle ?

Évidemment la question se pose. Plutôt petit et doté d’une envergure quelconque (6’3 pour une taille de 6’2) Devon Dotson compense son manque de taille par une volonté et une détermination de fer, mais surtout en imposant beaucoup de vitesse et de percussion à ses adversaires, souvent mis en difficulté par ce rythme ultra soutenu.

 

La différence avec sa saison freshman, c’est qu’il a fait preuve de plus de patience, en maîtrisant mieux la gestion du tempo de l’équipe. L’an passé, on pouvait lui reprocher ce manque de nuance dans son jeu, lorsqu’il fonçait tête baissée et se mettait parfois lui même en difficulté dans des contextes où il ne maîtrisait plus sa vitesse. Cependant, cette interrogation quand à sa capacité à (se) gérer, demeure encore un axe de progrès pour lui, car il donne toujours par séquence l’impression d’une Ferrari sans frein qui va indubitablement se crasher dans un mur.

Cette vitesse et cette intensité constituent ses principales forces offensives, qui l’aide à être efficient, sur deux situations de jeu bien identifiés :
– le Pick and Roll où il était classé #1 de la Big 12 en nombre de points scorés : 4,8pts/match et 0,908pts/possession.
– la transition où il était également classé #1 de sa conférence avec 4,9pts/match et 1,085pts/possession.

Situation sur-utilisé en NBA, sa gestion du pick est très intéressante car il sait être agressif avec son 1er pas, qui fait d’énormes dégats, tout en profitant de la moindre erreur de communication entre les défenseurs adverses. 

Toujours sur Pick and Roll, il a progressé sur sa sélection de tir et de choix en étant particulièrement inspiré quand la défense se referme et qu’il peut servir en périphérie les shooteurs ouverts de son équipe. Malgré cette bonne vision, ne vous attendez pas à trouver un General Floor en Devon Dotson car vous serez déçu et meme si il a progressé dans le domaine (3,5 passes en 2019 pour 4 en 2020), il doit encore approfondir sa capacité a créer pour les autres.

Explosif sur son premier pas, ce dragster use de changement de rythme et d’hésitations parfaitement senti pour mettre en difficulté la plupart des défenseurs que la NCAA a pu lui proposer (on peut considérer que seul Davion Mitchell, de Baylor a su lui résister). Il est capable de finir en pénétration sur ses deux situations privilégiés avec réussite (+ de 60% cette saison) grâce à une bonne gestion de son corps dans les airs lorsqu’il est contesté ou non, mais aussi beaucoup de malice et de QI pour compenser sa petite taille. Il a développé une facilité à scorer par dessous son défenseur, et plus généralement à varier ses mouvements de finition, de façon très intéressante, ce dont il aura bien besoin pour confirmer son impact en NBA.

Cette appétence et cette régularité au scoring se voient parfaitement cette saison car sur ses 30 derniers matchs, il n’y en a eu qu’un seul où il n’a pas scoré  + de 10pts. C’était face aux Bears de Baylor du duo Butler/Mitchell avec 9pts.

 

Il possède une belle lecture en transition, et sait naviguer dans le moindre espace que peut lui donner la défense. Il aime suivre les rebonds (4,1rbds/match) pour pousser immédiatement les actions de l’autre côté du terrain et amener incertitudes et flottements dans les défenses qui rechignerait à effectuer le repli. 

 

J’apprécie particulièrement, chez Devon Dotson, son cross-over qu’il utilise avec un niveau équivalent d’efficacité en partant d’un coté comme de l’autre. C’est une arme dont il joue souvent, et qui peut être dévastatrice couplé à sa rapidité surtout quand la situation l’oblige a créer pour lui même. Pour des fans de la franchise d’Allen Iverson, nulle doute que cela fait toujours son petit effet (toute proportion gardé bien sur.)

Vous l’avez compris, stopper Devon Dotson lorsqu’il drive ou qu’il accélère le tempo, peut devenir très vite complexe et relève parfois de la mission impossible aux vues de ce combo parfait entre rythme et vitesse.

L’inconnu shooting ?

Point sur lequel il n’a pas progressé lors de son année sophomore, c’est le shoot à 3pts. 36,3% sur 2,5 tentatives en 2018/2019 contre 30,9% sur 4 tentatives en 2019/20. Sa réussite au shoot longue distance est à l’heure actuelle incertaine et inoffensive, mais pour autant ses pourcentages aux lancers francs sont bons 83,2%. Faut il y voir un signe d’une éventuelle progression ? : Difficile à dire à l’heure actuelle. Tantôt plutôt propre et tantôt totalement décousu sa mécanique pose question. Elle semble lui prendre beaucoup d’influx physiques et se délite lorsqu’on le voit envoyer des shoots bien trop court au fil que les minutes passent sur le terrain. 


En difficulté en général sur son shoot, il devra pouvoir également sanctionner à un bon pourcentage sur Pick and Roll les défenseurs qui passeront systématiquement sous les écrans sur des shoots mid range.

Est ce que son nombre de tentatives en hausse cette saison, afin de faire varier beaucoup plus son jeu, a été difficile a digérer pour lui et peut expliquer son pourcentage ? Mystère. Devon Dotson, a pu quand même démontrer qu’il était capable de scorer de loin avec des sorties convaincantes comme le 17 Février dernier face aux Cyclones, d’Iowa State et un superbe 6/8 à 3pts. En tout cas, il faudra être attentif à cette donnée qui décidera surement du sort de Dotson au plus haut niveau. Car oui, avec cette taille et sans shoot (à peu près fiable) en spot-up ou en pull-up, difficile de se faire une place au soleil dans la grande Ligue.

Une garantie nommé Défense.

Celui qui a été élu dans la 1st Team de sa conférence cette saison est un redoutable défenseur sur l’homme. Pitbull défensif de première main, c’est un leader en la matière qui peut redynamiser n’importe quel 2nd unit en quête d’énergie et de hustle. Pour appuyer mon propos, il ne concedait 0,44pts seulement en situation d’isolation défensive. Bas sur ses appuis et racés, il est très difficile de le battre en témoigne son Defensive Rating de 90 pour son année sophomore. Il est extremmement difficile de driver sur lui car avec sa vitesse latérale, il peut absorber la course et il ne concède pas ou très peu d’espace et de séparation. Utilisant des mains actives et fortes lorsqu’il doit défendre, il ne subit jamais, conteste indéfiniment, et recherche toujours a être positif (2,1 interceptions/match.) C’est une vraie force le concernant, que ce soit lors de switchs ou sur la défense du Pick and Roll, il arrive systématiquement à poser ses mains et mettre de la difficulté dans chaque geste que doit faire son attaquant. Il se montre toujours inspiré pour jouer les pick-pockets de service et arrive toujours très vite sur le porteur pour lui rendre la séquence irrespirable.

 

Petit meneur électrisant cherche roster spot pour prouver qu’il peut être un bon backup NBA ?

Devon Dotson est un joueur, qui au delà de ses qualités et son jeu est plus posé et un bien meilleur basketteur que la saison passée. Il a parfaitement su conduire le paquebot Kansas et l’a emmener vers un excellent bilan (28-3) propulsant son équipe au ranking #1 avant l’annulation de la March Madness.

Mais pour exprimer tout son potentiel, il aura besoin d’être accompagner de shooteurs en périphérie qui bénéficieront de son agressivité en pénétration et de sa vision. 
Sa hargne des deux côtés du terrain en ferait à coup sur immédiatement un chouchou du Wells Fargo Center, et ce malgré l’absence de shoot fiable à l’heure actuelle, qui fait déjà cruellement défaut à notre backcourt. La physionomie actuelle du roster des Sixers, ne pourrait supporter aujourd’hui l’ajout d’un non shooteur, et sa draft par notre cher aimé Front Office ne passera qu’à la condition sinéquanone d’une refonte totale du roster avec notamment l’intégration massive de shooteurs référencés et reconnus.

En dépit des inquiétudes qui l’entourent, je miserais quand même un de nos late 2nd round sur lui, plutôt que de drafter Jean Michel « Cash Consideration » et payer l’essence de l’hélico de notre cher propriétaire, Josh Harris…

Mais l’arrivée de Peter Dinwiddie (Executive VP of Basketball Operations) et Prosper Karangwa (VP of Player Personnel) a redistribué les cartes au sein du Front Office en terme de scouting et de choix, et il sera difficile d’anticiper les intentions de nos décideurs.

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