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NBA Draft

Profil Draft 2021 n°4 : Nah’Shon Hyland (VCU Rams)

Profil de Draft n°4 consacré à Bones Hyland, guard chez les VCU Rams.

20ans
Sophomore
192cm – 78kg
Guard
VCU Rams

Quelle progression, pour le skinny guard de la petite fac de Virginia Commonwealth University. Breakout Year pour lui ! Portait d’un steal de cette cuvée. Let’s go !

Arrivé à VCU avec le statut de recrue 4 étoiles au Lycée, le natif de Wilmington dans le Delaware a trouvé dans son année Sophomore l’environnement et le schéma parfait à son éclosion au sein du collectif du coach Mike Rhoades.

Après une saison mitigée collectivement en termes de résultat, (Bilan 8-10 8ème au sein de la modeste Atlantic 10) et dans une équipe en recherche de leader, « Bones » a su saisir sa chance, bien aidé par le vide laissé par les départs de l’arrière (Senior) De’Riante Jenkins et de l’ailier Junior, Marcus Santos-Silva du coté de Texas Tech.

Une aubaine pour le Head Coach des Rams de pouvoir confier toutes les responsabilités à un garçon confiant dans ses capacités (surtout au tir), serein et particulièrement complet en termes de polyvalence offensive et qui avait démontré en année Freshman un bras consistant à longue distance et des prédispositions à devenir un go-to-guy.

 

Le steal de la draft ?

Si Nah’Shon Hyland s’est illustré en 2021, c’est qu’il s’agit avant tout d’un excellent shooteur et un scoreur élite (on pourrait dire le fils de Lou Williams dans le corps d’Immanuel Quickley).

Ce qui marque d’entrée avec lui, c’est la facilité et la tranquillité qu’il a sur le terrain pour faire parler ses statistiques offensives.

 

Ses pourcentages au tir sont très bons, surtout quand on connait la diversité de ses choix de tirs (environ 30% en pull-up !) et son jeu à risque, avec 37,1% à 3pts sur quasiment 8 tentatives/match (un des plus gros consommateurs de 3’s du pays), 44,7% au global et 86% sur lancers francs (attention 66% en Freshman) laisse place à peu de doutes sur sa capacité à enchainer au niveau supérieur. Car ce qui rend ce joueur non commun au tir, c’est cette combinaison de shooteur de volume et l’efficacité associé.

Son geste est, somme toute, très simple et basique (poke Orelsan) mais donne une superbe impression de fluidité et de douceur qui lui permettent d’enchainer les tirs durant les matchs sans pour autant engendrer une fatigue mentale ou physique. Il ne force pas son geste et génère une impression de maitrise.

 

Nah’Shon Hyland possède une portée de tir indéniable avec pas mal de tentatives loin de la ligne NCAA voire même du logo et à des moments très surprenant pour une défense, qui en fait un joueur assez imprévisible à contrôler.

Sur isolation, il fait parler parfaitement ses qualités pour créer de la séparation et lâcher sans trembler des daggers. Notamment renforcé et aidé par un bon premier pas, qu’il utilise à la perfection afin de compenser son manque de force général sur des défenseurs plus dur que lui. Il est très à l’aise dans ces situations aussi aidé par l’agilité qu’il a ballon en main et un skill set plutôt conséquent. (LV1 option Step Back validé). Idem, pour servir les copains quand la défense se referme sur lui comme ici lors du dernier Combine.

 

Vous l’avez compris Hyland n’a besoin de personne pour créer des choses dans l’attaque de VCU et mettre le désordre dans les défenses adverses. Il peut jouer sous différents schémas ou systèmes et parait à l’aise sur attaque placé sur demi-terrain ou en transition. Même si statistiquement son ratio assist/turnover dit totalement l’inverse (- 1) mais ses flashs à la passe me poussent à l’optimisme malgré tout. Il reste, malgré tout, un meilleur passeur que ce que ses statistiques démontrent.

Sur gestion du Pick N’Roll, c’est un bon initiateur notamment pour se jouer des défenseurs et trouver parfaitement son coéquipier (90% de finition au cercle pour le roll man quand il est trouvé).

Il offre aussi quelques certitudes balle en main, pour jouer avec le screen de son big, soit en punissant son défenseur par un shoot soit en drivant et terminant son action par un floater avec un touché tout à fait intéressant. C’est un potentiel slasher intéressant car il sait également terminer dans le trafic avec un pourcentage correct (55%) sans pour autant en faire une force, en partie dû à son manque de développement physique. Pour autant, son intelligence et sa longueur lui permettent d’être innovant et d’user de contorsion pour trouver des angles de finition hors d’atteinte pour les défenseurs.

Vous le voyez Hyland possède une palette de finition et de création en attaque très intéressante, qui lui permet aujourd’hui de rêver à un 1er tour.

 

Sa capacité à shooter derrière les écrans et enrichir son arsenal d’un jeu mid-range avec beaucoup de fluidité lui donne un petit côté Landry Shamet (version 76ers/Clippers Rookie Season) qui rappellera d’excellents souvenirs à notre fan base.

Il sait être positif même sans ballon, car il est excellent sur catch and shoot que ce soit en spot up ou bien en mouvement avec une belle maitrise de son corps et une parfaite relocalisation de sa position et de ses appuis. (1,10 points/possession)

Idem en transition pour verrouiller ses chevilles et ne pas partir en avant lors qu’il doit s’arrêter, arme et lâche son bras.

Sur cette même situation, l’ex-idole de la St Georges Technical High School dans le Delaware, présente une vraie capacité de lecture pour trouver le partenaire disponible et ouvert afin d’offrir un panier facile à son équipe.

Une maturité basket et un équilibre physique à trouver.

 

Côté axe de progrès, on peut évidemment lui reprocher sa gestion du ballon et son incapacité (par séquence) à valoriser le collectif et ses coéquipiers.

 Car oui, à force de tout faire Nah’Shon Hyland en a perdu parfois le sens, ce qui a impacté ses choix et générer beaucoup de balles perdues.

En défense, il compense son physique frêle (d’où le surnom « Bones ») par son intelligence mais surtout sa longueur de bras et son envergure qui lui permettent de piquer des ballons sur les lignes de passe (presque 2 interceptions/matchs), de contester efficacement les shoots voir même de contrer son adversaire direct.

Néanmoins, il doit mettre beaucoup plus d’envie de ce côté du terrain, car il a souffert cette saison. Confirmer aussi par un body langage, un peu suspect suivant les matchs.

Sur des profils rapides et plus petits, sa latéralité et ses appuis ont été mis à mal, mais également sur des profils plus costauds qui n’ont pas eu de mal à l’enfoncer au moindre contact.

Son développement physique donc sera ultra déterminant dans sa longévité au sein de la grande ligue mais aussi dans les responsabilités et le rôle que les franchises pourront lui confier.

 

Créateur offensif cherche franchise en manque de solution.

 

Si le nom de Nah’Shon Hyland remonte progressivement aux yeux des scouts et des franchises, c’est qu’il offre un profil ultra recherché et bankable.

Son shoot d’abord, mais surtout sa capacité à s’en créer un de différentes manières et qu’importe la situation en fait automatiquement un asset non négligeable.

Peu importe ses difficultés défensives actuelles et son manque de puissance, il saura être utile avec ou sans ballon dans n’importe qu’elle 2nd unit rien que par la menace en périphérie d’un bras sur, redouté et prêt à amener du spacing.

Son histoire personnelle (tragique) l’a construit, en termes de caractère, pour le haut niveau et les exigences de travail qu’impose la NBA.

Pour les 76ers, toujours aussi peu inspiré et créatif sur la base arrière, nul doute que l’utilité d’Hyland, sur des séquences ciblées, aideraient Embiid et les siens à débloquer pas mal de situation.

Nous, on lui donne sa chance au 1er tour sans problème.

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